Il existe deux façons d’ouvrir ProRealTime : installer l’application sur son ordinateur, ou charger ProRealTime Web dans un onglet de navigateur. La seconde n’est pas une version allégée pensée pour dépanner en déplacement. C’est la même plateforme, les mêmes données, les mêmes graphiques, avec un mode de distribution différent. Cette page fait le point de façon factuelle : ce qui tourne réellement dans le navigateur, ce qui diffère de la version installée, ce qu’on peut y coder aujourd’hui, et comment y accéder selon son courtier.

L’objectif est simple. À la fin de cet article, vous devez savoir si la version navigateur vous suffit, ou si votre façon de travailler justifie encore l’application installée.
Ce qu’est ProRealTime Web, concrètement
ProRealTime Web est l’environnement complet de la plateforme, exécuté dans le navigateur, sans installation ni mise à jour à gérer. Vous vous connectez avec vos identifiants habituels et vous retrouvez votre compte : vos listes de valeurs, vos espaces de travail, vos indicateurs personnels.
La différence technique tient en une phrase. L’application installée est un programme qui s’exécute sur votre machine, tandis que la version navigateur s’exécute dans le moteur de rendu de Chrome, Firefox, Edge ou Safari. En pratique, cela change la façon dont la plateforme consomme les ressources de l’ordinateur, mais pas la nature des outils qu’elle propose.
Il faut insister sur ce point, parce que beaucoup de traders arrivent avec un a priori : une plateforme web serait forcément plus lente, plus pauvre, plus fragile. Ce n’est pas le cas ici. Le rendu graphique reste fluide, le défilement des bougies reste immédiat, et la profondeur d’historique disponible n’a rien d’un jouet. Comparée à la plupart des solutions web du marché, l’approche est nettement en avance : là où d’autres se contentent d’un graphique dans une page, ProRealTime Web reproduit un véritable poste de travail multi-fenêtres.
Ce qui fonctionne exactement pareil
Graphiques, indicateurs et outils de dessin
Le moteur graphique est le même. Vous disposez des mêmes types de représentation (chandeliers, barres, ligne, Renko, Kagi, point&figure selon la configuration), des mêmes unités de temps, du tick à l’unité mensuelle, et de la même bibliothèque d’indicateurs standards : moyennes mobiles, RSI, MACD, bandes de Bollinger, ichimoku, volumes, et le reste.
Les outils de dessin suivent la même logique : droites de tendance, retracements de Fibonacci, canaux, zones, annotations. Ils sont attachés à votre compte, donc un tracé posé sur le graphique de l’EUR/USD depuis l’application installée se retrouve dans ProRealTime Web, et inversement. C’est un détail, mais c’est ce détail qui fait qu’on peut alterner entre les deux sans perdre son travail.
Carnet d’ordres, listes et passage d’ordres
Côté marché, on retrouve les listes de valeurs personnalisées, les colonnes triables, les palmarès, le carnet d’ordres et la profondeur de marché lorsque votre abonnement et votre courtier les fournissent. Le module de trading permet de placer des ordres, de gérer des stops et des objectifs, et de suivre ses positions.
Autrement dit, pour l’analyse et pour l’exécution manuelle, il n’y a pas de fonction majeure qui disparaîtrait au passage dans le navigateur. La question du choix ne se joue donc pas sur ce terrain.
Ce qui change vraiment entre ProRealTime Web et la version installée
Performance et nombre de graphiques ouverts
Le navigateur impose son propre cadre mémoire. Sur un poste confortable, la différence est peu sensible ; en revanche, si vous empilez vingt graphiques temps réel, plusieurs listes de valeurs et une dizaine d’onglets ouverts à côté, la version installée gère mieux la charge sur la durée. Par conséquent, les configurations très denses restent le terrain naturel de l’application native.
À noter également : dans ProRealTime Web, l’espace de travail vit dans une fenêtre unique. Vous pouvez organiser des fenêtres internes, mais l’éclatement sur trois écrans physiques se fait avec les moyens du navigateur, donc de façon moins souple qu’avec une application native.
Raccourcis clavier et ergonomie
Certains raccourcis appartiennent au navigateur avant d’appartenir à la plateforme. Ctrl+T ouvre un nouvel onglet, Ctrl+W ferme le vôtre, F5 recharge la page. Ce n’est pas une limite de ProRealTime, c’est le fonctionnement normal d’une page web. En pratique, on prend vite le réflexe d’utiliser le mode plein écran de l’application web pour récupérer une partie de ces combinaisons.
Sauvegarde, données et continuité
Les paramètres importants sont stockés côté serveur, rattachés à votre compte. C’est pourquoi on retrouve ses réglages en changeant d’ordinateur. Le flux de données, lui, est identique : même fournisseur, même latence côté serveur, même historique. La version navigateur ne dégrade pas la qualité des cotations.
Enfin, un point souvent mal compris : un automate lancé en trading automatique s’exécute côté serveur ProRealTime. Fermer la plateforme, qu’elle soit installée ou ouverte dans un onglet, n’interrompt donc pas la stratégie en cours. Cela reste toutefois à confirmer avec votre courtier, dont les conditions d’accès peuvent varier.
Coder dans ProRealTime Web : pas encore, mais c’est prévu
C’est la principale réserve du moment, et il faut la dire clairement. L’édition de code en ProBuilder, la création de screeners ProScreener, les backtests ProBacktest et la programmation d’automates ProOrder passent aujourd’hui par la version installée. ProRealTime Web sert à analyser, surveiller et trader, pas encore à écrire du code.
Cela ne veut pas dire que vos programmes sont hors de portée. Un indicateur personnel créé dans l’application reste attaché à votre compte, donc vous pouvez l’afficher sur vos graphiques depuis le navigateur. Prenons un exemple simple, un canal de volatilité que beaucoup de lecteurs écrivent dès leurs premiers pas :
// Canal de volatilite simple
ma = Average[20](close)
dev = STD[20](close)
haut = ma + 2 * dev
bas = ma - 2 * dev
RETURN ma AS "Moyenne", haut AS "Bande haute", bas AS "Bande basse"
Même logique pour un screener. On le programme dans l’application installée, puis on exploite ses résultats au quotidien, par exemple ce filtre qui cherche les valeurs en tendance haussière mais temporairement en repli :
// Tendance haussiere + RSI en repli
tendance = close > Average[200](close)
repli = RSI[14](close) < 40
c1 = tendance AND repli
SCREENER[c1] (RSI[14](close) AS "RSI")
Si vous débutez en programmation, commencez par la documentation ProBuilder pour la syntaxe, puis piochez dans la bibliothèque d’indicateurs pour voir comment d’autres traders ont résolu un problème proche du vôtre.
L’extension qui doit combler l’écart
Une extension est annoncée pour amener la programmation dans le navigateur, avec ProBuilder, ProScreener et ProOrder. D’autres briques sont évoquées dans le même mouvement : les alertes, l’optimisation de variables et le market replay. Aucune date n’est engagée à ce jour, donc prenez cette perspective pour ce qu’elle est : une trajectoire annoncée, pas une fonction déjà livrée. Le jour où elle sortira, la dernière vraie différence entre les deux versions tombera.
Accès et courtiers : par où passer pour ouvrir ProRealTime Web
ProRealTime gratuit ou version complète
Beaucoup de recherches portent sur « prorealtime gratuit », et la réponse mérite d’être précise. Il existe bien une formule gratuite, généralement fondée sur des données de fin de journée et un périmètre fonctionnel réduit. Elle suffit pour apprendre la plateforme, travailler des graphiques journaliers et se constituer des listes. Cependant, dès qu’on veut du temps réel, il faut soit un abonnement aux données, soit remplir les conditions d’activité proposées par un courtier partenaire.
Dans les deux cas, ProRealTime Web s’ouvre depuis votre espace client, sans téléchargement. C’est d’ailleurs l’un de ses arguments les plus concrets : l’essai ne coûte rien en temps d’installation, et le coût d’entrée reste inférieur à celui des plateformes web grand public comparables, avec la majorité des options incluses plutôt que facturées à la carte.
Passer par un courtier
Si vous cherchez à faire du prorealtime trading au sens strict, c’est-à-dire à envoyer des ordres réels depuis la plateforme, vous devez relier un compte chez un courtier compatible. Le catalogue d’instruments, la profondeur de marché et les types d’ordres disponibles dépendent alors de ce courtier, pas de la version de la plateforme. Un même compte affichera donc le même univers de marchés, que vous ouvriez l’application installée ou le navigateur.
Web ou application installée : trois profils, trois réponses
Plutôt qu’un verdict global, voici trois situations courantes.
- Le trader qui découvre la plateforme. ProRealTime Web est le bon point de départ : rien à installer, rien à configurer, et l’ensemble des outils d’analyse à portée. Si l’ergonomie vous convient, vous n’aurez peut-être jamais besoin d’autre chose.
- Le trader discrétionnaire nomade. Vous travaillez depuis plusieurs postes, parfois un ordinateur professionnel où vous ne pouvez rien installer. Le navigateur résout le problème : vos espaces de travail vous suivent, donc la continuité est réelle d’une machine à l’autre.
- Le développeur ProBuilder et le trader automatique. Tant que l’éditeur de code n’est pas disponible côté navigateur, l’application installée reste indispensable pour écrire, backtester et optimiser. En revanche, rien ne vous empêche d’utiliser ProRealTime Web pour la surveillance en journée, puis de basculer sur l’application pour développer.
Le plus efficace, finalement, consiste à ne pas choisir. Les deux versions partagent le même compte ; par conséquent, vous pouvez garder l’application pour le travail de fond et ouvrir ProRealTime Web quand vous êtes ailleurs. C’est le scénario que beaucoup d’utilisateurs adoptent après quelques semaines, et il ne demande aucune gymnastique particulière.
Ce qu’il faut retenir
ProRealTime Web n’est pas une démonstration, c’est la plateforme dans un onglet. Vous y retrouvez les graphiques, les indicateurs, le carnet d’ordres et le passage d’ordres, avec les mêmes données que la version installée. La seule vraie limite actuelle concerne l’écriture de code, qui reste du côté de l’application, mais l’extension annoncée doit l’amener dans le navigateur. D’ici là, la bonne question n’est pas de savoir laquelle est supérieure : c’est de savoir laquelle correspond à ce que vous faites de vos journées.
Pour écrire ou corriger un indicateur, un screener ou un automate ProBuilder, ProRealAI génère et vérifie le code directement en ligne.
